Dernière mise à jour : 23 octobre 2025
À Tonneins, dans le Lot-et-Garonne, la boulangerie Fronteau a trouvé une idée aussi simple qu’efficace pour revisiter une viennoiserie emblématique du Sud-Ouest : remplacer le chocolat par du pruneau. Depuis l’été 2025, la « pruneaulatine » a fait son apparition en vitrine, entre croissants et chocolatines, et séduit déjà une clientèle fidèle.
À retenir
- La pruneaulatine remplace les bâtonnets de chocolat par des pruneaux.
- Création 100 % lot-et-garonnaise, imaginée par Jérôme Fronteau et Jean-Pierre Seube.
- Production artisanale d’une quinzaine de pièces par jour, appelée à se développer.
- Objectif : en faire un emblème local du département 47.
Sommaire
- Une invention née de la gourmandise et du bon sens
- Une viennoiserie locale et identitaire
- Des bâtonnets au pruneau pour lutter contre le gaspillage
- Un succès immédiat et des clients conquis
- Une spécialité promise à un bel avenir
1. Une invention née de la gourmandise et du bon sens
Pour Jérôme Fronteau, artisan boulanger installé à Tonneins, l’idée de la pruneaulatine s’est imposée comme une évidence. « C’est simple, rapide et bon », résume-t-il.
En remplaçant les traditionnels bâtonnets de chocolat par des bâtonnets de pruneaux, l’artisan revisite avec humour et authenticité un grand classique du Sud-Ouest. La recette reste celle d’une pâte feuilletée pur beurre, travaillée avec soin et cuite dans une barquette pour lui donner une forme unique.
2. Une viennoiserie locale et identitaire
L’ambition du boulanger est claire : faire de la pruneaulatine un véritable symbole du Lot-et-Garonne. « C’est un clin d’œil à notre département.
On veut en faire une spécialité locale, un produit identifiable », explique-t-il. La création s’inscrit dans une logique de valorisation du terroir et d’attachement à la gastronomie régionale, tout en revendiquant une touche d’humour bien gasconne.
3. Des bâtonnets au pruneau pour lutter contre le gaspillage
L’idée a germé lors d’un échange entre Jérôme Fronteau, membre du syndicat des boulangers, et Jean-Pierre Seube, artisan local. Ce dernier a mis au point des bâtonnets réalisés à partir de pruneaux invendus ou de résidus de fruits.
Une manière ingénieuse de réduire le gaspillage alimentaire tout en créant une nouvelle gourmandise. « On n’a rien inventé, on change juste la matière première », résume Jérôme avec simplicité.
4. Un succès immédiat et des clients conquis
Produite à raison d’une quinzaine de pièces par jour, la pruneaulatine a rapidement trouvé son public. Certains clients préfèrent la version « pur pruneau », d’autres celle qui marie pruneau et chocolat. Pour départager les deux recettes, Jérôme Fronteau a même lancé un sondage sur les réseaux sociaux.
L’accueil enthousiaste encourage l’équipe à envisager une production plus importante dans les semaines à venir.
5. Une spécialité promise à un bel avenir
Chaque jour, la boulangerie Fronteau produit environ 600 chocolatines, mais la petite nouvelle pourrait bien lui voler la vedette. Jérôme espère désormais que la pruneaulatine devienne un produit emblématique du département, reconnu au-delà de Tonneins.
« On va essayer de créer un vrai produit et d’en faire une marque », confie le boulanger, convaincu que cette viennoiserie locale a tous les atouts pour s’imposer.
Entre tradition boulangère, innovation raisonnée et clin d’œil au patrimoine gourmand du Sud-Ouest, la pruneaulatine illustre parfaitement la créativité et le savoir-faire artisanal de la région.