À Rouen, les apprentis pâtissiers passent à la 3D : l’imprimante numérique qui façonne l’avenir de la pâtisserie

Dernière mise à jour : 25 octobre 2025

À Rouen, les apprentis pâtissiers découvrent une nouvelle façon de concevoir leurs gâteaux : grâce à une imprimante 3D alimentaire, conçue en Normandie, ils réalisent désormais des fonds de tartelettes d’une précision inégalée. Une innovation mondiale qui conjugue artisanat, formation et technologie de pointe.

À retenir

  • Une imprimante 3D alimentaire développée par l’entreprise normande La Pâtisserie Numérique
  • Utilisée à l’Institut de Formation de l’Artisanat (IFA) de Rouen pour former les apprentis pâtissiers
  • Une technologie capable de réaliser des fonds de tarte ultra fins et personnalisés
  • Un investissement d’environ 24 000 €, déjà adopté par plusieurs professionnels

Sommaire

  1. 1. Une révolution numérique dans les cuisines de Rouen
  2. 2. L’imprimante 3D alimentaire : un nouvel outil pédagogique
  3. 3. Des créations d’une précision inégalée
  4. 4. Une invention 100 % normande signée La Pâtisserie Numérique
  5. 5. Une technologie qui séduit déjà les professionnels

1. Une révolution numérique dans les cuisines de Rouen

À l’Institut de Formation de l’Artisanat (IFA) de Rouen, les pâtissiers en herbe vivent une expérience inédite. Entre fouets, poches à douille et plaques à pâtisserie, une nouvelle venue intrigue : une imprimante 3D capable de fabriquer des fonds de tartelettes en pâte.

Devant l’appareil en fonctionnement, les apprentis observent fascinés. « On les regarde, les machines, et puis voilà, c’est ça être cuisinier maintenant ! », plaisante l’un d’eux.

En une dizaine de minutes, la machine dépose minutieusement des couches de pâte. Après un passage au four, les apprentis découvrent un résultat bluffant : des biscuits d’une finesse extrême, impossibles à obtenir à la main.

« Je n’ai jamais réussi à faire quelque chose d’aussi fin », confie un élève émerveillé.

2. L’imprimante 3D alimentaire : un nouvel outil pédagogique

L’introduction de cette imprimante dans un centre de formation représente une petite révolution pour l’enseignement de la pâtisserie. Sébastien Lefèbvre, formateur à l’IFA de Rouen, y voit un outil complémentaire : « Pour la créativité et le gain de temps, c’est incroyable.

C’est la pâtisserie 2.0. On connaissait l’impression 3D plastique pour les moules, mais l’impression 3D alimentaire, c’est une première. Et c’est un beau jouet. »

Loin de remplacer le savoir-faire manuel, cette technologie permet d’initier les élèves à de nouvelles techniques de conception.

Les apprenants apprennent ainsi à allier rigueur artisanale et innovation numérique, tout en conservant l’esprit créatif propre au métier.

3. Des créations d’une précision inégalée

Le processus est simple dans son principe, mais exige une grande maîtrise des paramètres. L’imprimante dépose une pâte semi-liquide selon un modèle numérique, couche après couche, jusqu’à former une structure prête à cuire.

La précision du dessin et la régularité de l’épaisseur permettent des réalisations parfaitement homogènes.

Pour les apprentis, c’est aussi une source d’inspiration : « On peut imaginer des formes impossibles à faire à la main, des tartelettes à motif, des décors très fins. Pour la créativité, c’est génial », explique un jeune élève.

Les dégustations confirment l’intérêt gustatif : croustillant, finesse et légèreté séduisent les riverains invités à tester les gâteaux. « J’ai envie d’en reprendre », sourit une passante, étonnée d’apprendre que les desserts sortent d’une imprimante.

4. Une invention 100 % normande signée La Pâtisserie Numérique

Derrière cette innovation se cache une entreprise normande, La Pâtisserie Numérique, fondée par Marine Coré-Baillais. Après des années de recherche et des milliers d’essais, la start-up a mis au point la première imprimante 3D alimentaire destinée aux artisans.

« Au début, c’était la catastrophe, se souvient l’inventrice. J’ai même fait goûter les premiers essais à un grand chef qui m’a dit : “C’est immangeable !” »

Aujourd’hui, le résultat est tout autre. La machine peut imprimer des fonds de tarte, mais aussi des structures complexes : maisons en pain d’épices, figurines, animaux, motifs géométriques ou décorations de gâteaux.

L’objectif : proposer un outil qui allie précision industrielle et liberté artistique. L’entreprise a déjà vendu 25 exemplaires à travers le monde.

5. Une technologie qui séduit déjà les professionnels

Si certains pâtissiers restent prudents, d’autres y voient une véritable opportunité. Le Château de Tilly, en Normandie, fait partie des premiers établissements à s’intéresser à cette innovation.

« 24 000 euros, c’est une somme, reconnaît Gaëtan Laurent, propriétaire du restaurant. Mais si la machine permet de gagner du temps sur la production des fonds de tarte, elle est vite rentabilisée. »

Au-delà du gain de productivité, la technologie ouvre de nouvelles perspectives pour la création sur mesure et la personnalisation des desserts.

Un atout pour les établissements gastronomiques et les écoles culinaires, qui y voient une passerelle entre tradition et futur de la pâtisserie française.

La pâtisserie 3D, née en Normandie, pourrait bien marquer une nouvelle étape dans l’histoire de l’art sucré. À Rouen, les apprentis ont déjà les mains dans le futur.

Marine Coré-Baillais devant patisserie numérique

Institut de Formation de l’Artisanat (IFA) de Rouen

Rouen, Seine-Maritime – Région Normandie

Partenaire : La Pâtisserie Numérique

Site officiel : www.lapatisserienumerique.com

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