Morbihan : À Étel, une nouvelle boulangerie au levain portée par Romain et Maud

Dernière mise à jour : 23 octobre 2025

Depuis le 11 juillet, au 33 rue de la Libération, Étel accueille une nouvelle enseigne. Après trois années de travaux, Romain Tellier et Maud Rulier, en reconversion professionnelle, ont ouvert une boulangerie spécialisée dans le pain au levain biologique : La Maison Tellier. Un projet singulier qui illustre à la fois un changement de vie et une volonté de défendre une autre manière de produire du pain.

1. Trois ans de préparation avant l’ouverture

Le local, repéré en 2022, a nécessité un important chantier. Les deux porteurs de projet ont souhaité tout réaliser eux-mêmes, avec l’idée de bâtir un outil de travail indépendant et fidèle à leur vision. Trois ans plus tard, la boutique ouvre ses portes, marquant une étape décisive dans leur parcours de reconversion.

2. D’éducateurs spécialisés à boulangers

Avant d’enfiler le tablier, Romain et Maud travaillaient dans le secteur social. Lui comme éducateur spécialisé, elle dans le même domaine. Confrontés à la précarité des contrats, à des conditions de travail difficiles et à un salaire limité, ils ont choisi une nouvelle voie. Romain entame en 2019 une formation agricole, puis décroche un CAP boulangerie. Sa compagne le rejoint progressivement dans cette aventure.

3. Le choix du levain naturel

La boulangerie d’Étel a fait le pari d’une offre restreinte mais exigeante : uniquement du pain au levain naturel et biologique. Pour Romain, le goût, la conservation et la qualité nutritionnelle justifient ce choix.

a) Des méthodes inspirées des paysans boulangers

Durant sa formation, le futur boulanger a côtoyé des paysans qui fabriquent leur propre pain. Cette expérience a confirmé son désir d’utiliser des farines biologiques et locales.

b) Un produit qui interpelle les clients

Certains visiteurs cherchent encore la baguette classique. Romain prend alors le temps d’expliquer la différence et les qualités d’un pain au levain. La pédagogie fait partie intégrante de l’accueil dans cette boulangerie atypique.

4. Une production artisanale et limitée

Chaque semaine, entre 420 et 430 kilos de pain sortent de l’atelier. Le volume peut sembler modeste comparé à une boulangerie mécanisée, mais il correspond à une démarche artisanale où tout est fait à la main. Pour l’instant, Romain travaille seul, avec une volonté affirmée de rester à taille humaine.

5. Un projet ancré localement

La Mie Proche n’est pas le modèle visé ici : l’ambition n’est pas la grande échelle, mais l’ancrage territorial. Romain et Maud privilégient des partenariats avec des producteurs proches d’Étel et s’inscrivent dans une dynamique locale. Le pain devient un vecteur de lien et d’économie circulaire.

6. Des perspectives d’évolution

Si, pour le moment, l’offre se limite au pain, Maud envisage de diversifier l’activité en proposant des pâtisseries dès le mois de septembre. Cette extension permettrait de compléter la gamme et de répondre aux attentes des habitants et des visiteurs.

7. Un premier été prometteur, un hiver décisif

La saison estivale a permis de tester le concept et d’accueillir une clientèle curieuse. Mais pour Romain, le véritable test viendra avec l’hiver. La régularité de la fréquentation locale sera déterminante pour la pérennité du projet. L’ouverture de cette boulangerie au levain s’inscrit ainsi dans une dynamique d’expérimentation, où passion et résilience se conjuguent au quotidien.

Avec ce projet, Romain et Maud démontrent que la boulangerie peut être un espace de reconversion et de réinvention, où chaque fournée raconte autant une histoire personnelle qu’un engagement pour une alimentation de qualité.

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