Dernière mise à jour : 23 octobre 2025
À retenir
- Sophie et Marc D., boulangers à Pau, ferment désormais deux jours par semaine pour préserver leur équilibre.
- Les difficultés de recrutement fragilisent les équipes et poussent à revoir les plannings.
- Depuis le Covid, la tendance à réduire les jours d’ouverture s’est amplifiée.
- La profession s’adapte aux attentes sociétales en proposant des horaires plus souples.
Sommaire
- 1. Une décision motivée par la fatigue et le manque de personnel
- 2. Préserver la passion et la santé après vingt ans de métier
- 3. Des difficultés de recrutement qui s’aggravent
- 4. Des horaires repensés pour attirer et fidéliser
- 5. Vers la fin des boulangeries ouvertes sept jours sur sept ?
- 6. FAQ sur l’évolution du métier de boulanger
1. Une décision motivée par la fatigue et le manque de personnel
Dans leur boulangerie, Sophie et Marc D. ont pris une décision radicale : réduire leurs jours d’ouverture. Confrontés à des absences de personnel et à une surcharge de travail, ils ont choisi de fermer deux jours par semaine, le dimanche et le lundi, au lieu d’un seul auparavant. Cette décision illustre un mouvement plus large, qui touche de nombreuses boulangeries en France.
2. Préserver la passion et la santé après vingt ans de métier
Le couple, passionné depuis près de vingt ans, sait que ce choix aura un impact sur son chiffre d’affaires. Mais ralentir le rythme est devenu nécessaire pour préserver leur santé et garder intacte la passion qui les anime.
3. Des difficultés de recrutement qui s’aggravent
Le manque de main-d’œuvre reste le problème majeur. Selon la confédération régionale de la boulangerie, beaucoup de jeunes quittent le métier peu de temps après leur formation. Cinq ans après l’apprentissage, seuls 20 % restent boulangers. Les horaires contraignants et la charge de travail expliquent en partie ces départs.
4. Des horaires repensés pour attirer et fidéliser
Face à cette crise, certaines boulangeries adaptent leurs méthodes. Les journées commencent plus tard, parfois à 10 heures, et se terminent en fin d’après-midi. Les coupures en milieu de journée sont de plus en plus rares. Dans certaines enseignes, les salariés bénéficient même de deux week-ends de repos par mois. Ces évolutions répondent aux attentes actuelles sans nuire forcément à la rentabilité, car la vente de pâtisseries le dimanche, bien que lucrative, implique des coûts salariaux plus élevés.
5. Vers la fin des boulangeries ouvertes sept jours sur sept ?
La tendance est claire : de moins en moins de boulangeries fonctionnent sept jours sur sept. Certaines, comme à Nantes, choisissent de n’ouvrir que trois jours par semaine. En Nouvelle-Aquitaine, une dizaine d’établissements ferment déjà deux jours au lieu d’un. Les fermetures anticipées en soirée, à 19 h au lieu de 20 h 30, se multiplient également. Le croissant chaud du dimanche matin pourrait bien devenir une exception plutôt qu’une habitude.
6. FAQ sur l’évolution du métier de boulanger
a) Pourquoi les boulangeries ferment-elles plus souvent ?
Principalement à cause des difficultés de recrutement et de la volonté des artisans de préserver un meilleur équilibre de vie.
b) Est-ce que cela impacte la rentabilité ?
Pas toujours. Les ventes restent stables en semaine et les coûts supplémentaires liés aux horaires dominicaux compensent souvent les pertes.
c) Depuis quand observe-t-on cette tendance ?
Le phénomène s’est accentué depuis la période du Covid et continue de s’étendre dans de nombreux départements.
d) Le métier de boulanger attire-t-il encore les jeunes ?
Oui, mais la fidélisation reste un défi. Beaucoup quittent le secteur après quelques années, jugées trop contraignantes en termes d’horaires.