Dernière mise à jour : 23 octobre 2025
Pascal Guglielmi raconte sa reconversion dans un livre paru en juillet
À deux pas du Vieux-Port de Marseille, au 28 Grand-Rue dans le 2e arrondissement, s’ouvre la devanture bleue de La pâtisserie des Marseillais. Inspirée de la mythique maison Stohrer de Paris, où son propriétaire a effectué un stage formateur, elle attire le regard avec sa vitrine généreuse de créations sucrées. Aux commandes, Pascal Guglielmi, ancien cheminot, aujourd’hui pâtissier reconnu dans la cité phocéenne. Son parcours singulier, il a choisi de le raconter dans son tout premier ouvrage, publié en juillet et intitulé « Des trains au vacherin » (Format Kindle 6,99 €).
D’un quai de gare à l’atelier sucré
Avant de revêtir la blouse blanche de pâtissier, Pascal Guglielmi a passé quatorze années dans les rangs de la SNCF. Un métier stable, mais qui ne parvenait pas à étouffer son premier amour : la pâtisserie. Derrière la routine des horaires ferroviaires, il nourrissait en silence une passion pour le sucre et les créations gourmandes. Un jour, il a décidé de franchir le pas, de quitter une carrière sécurisée pour prendre le risque d’un nouveau départ. Son livre témoigne de ce virage décisif, d’une trajectoire atypique, loin des récits calibrés et flamboyants des grandes réussites entrepreneuriales.
Une vitrine qui raconte une histoire
La pâtisserie qu’il dirige aujourd’hui est elle-même une prolongation de son parcours. Chaque entremets, chaque dessert porte une part de son histoire. Certains gâteaux évoquent le Poitou-Charentes, sa région d’origine, d’autres célèbrent Marseille, sa ville d’adoption. L’une de ses créations phares, l’Honoré de Marseille, est un clin d’œil à la tradition française et à son attachement à la cité méditerranéenne. Derrière les vitrines colorées, ce sont des fragments de mémoire que Pascal offre à ses clients, transformés en saveurs.
Un livre né pendant le confinement
C’est durant la crise sanitaire du Covid-19 que Pascal a pris la plume pour la première fois. L’écriture, au départ, relevait d’une démarche intime. « J’ai commencé à écrire seulement pour moi, comme un exutoire », confie-t-il dans son récit. Puis l’idée a germé : partager cette histoire pourrait inspirer d’autres personnes en quête de changement. Ainsi est né « Des trains au vacherin », un ouvrage qui ne cherche pas à enjoliver la réalité, mais à livrer un témoignage sincère sur les doutes, les sacrifices et les joies d’une reconversion.
Un combat militant pour la reconversion
Au fil des pages, Pascal Guglielmi raconte non seulement son parcours, mais aussi un engagement : celui de défendre le droit à la seconde chance professionnelle. « Ce livre n’est pas une success-story hollywoodienne, mais une histoire simple et vraie », affirme-t-il. Loin des récits spectaculaires, son témoignage met en lumière les réalités concrètes d’un changement de vie. Abandonner une carrière de cheminot pour ouvrir une pâtisserie n’est pas une décision anodine, mais une traversée faite de courage et de détermination. Pour lui, partager ce vécu, c’est aussi militer pour que chacun puisse croire en la possibilité de se réinventer.
Un récit qui inspire
En librairie depuis juillet, « Des trains au vacherin » est bien plus qu’une autobiographie. C’est une invitation à réfléchir au sens du travail et à l’importance de suivre ses envies profondes. Dans une époque où la reconversion professionnelle attire de plus en plus d’actifs, l’expérience de Pascal Guglielmi résonne particulièrement. Son livre, accessible et authentique, s’adresse autant aux gourmands qu’à ceux qui hésitent à franchir le pas vers une nouvelle vie.
La pâtisserie des Marseillais, un lieu de vie
Située au cœur du centre historique, La pâtisserie des Marseillais n’est pas seulement une boutique gourmande. C’est un lieu qui raconte une aventure humaine, celle d’un homme qui a osé changer de voie pour suivre sa passion. Derrière la façade bleue et les vitrines alléchantes, les visiteurs trouvent bien plus que des gâteaux : une histoire faite de résilience, de transmission et de saveurs partagées. Pour Pascal Guglielmi, chaque client qui franchit la porte est aussi un lecteur potentiel, curieux de découvrir comment des rails de chemin de fer ont pu mener jusqu’à un vacherin glacé.